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    • L’ingénieur ou la magie

      Deux « cristazains » qui, quoique sur des objets différents, s’intéressent à ce que l’art a, ou prétend avoir, de magique, depuis un point de vue de bricoleur ou d’ingénieur.

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      17. The Litai

      Disant debout face à l’audience assise
      The house of poetry was memory
      and the memory was full of curses,
      Alice incarne, ainsi qu’une pythie,
      une façon de vivre en poésie
      inaccessible aux factices moyens
      (mètre compté, rimes) de mes dizains :
      Alice guide, en bergère de l’être
      notre troupeau ; je filtre le bousin
      au barbelé des chiffres et des lettres.

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      18. M. C. Escher

      Exactement comme (dans la gravure)
      Ève et Adam contemplent en habit
      d’Ève les fruits juteux de la nature,
      les visiteurs face aux xylographies
      offrent un pôle à la métonymie :
      Escher nous fait — c’est là son génie — croire
      que son génie peut ignorer l’histoire
      pour situer ses charades optiques,
      en Léonard de Vinci dérisoire,
      par-delà l’œil de l’art, dans la logique.

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      2 février 2026

    • Le droit et le pouvoir

      Deux « cristazains » de sources bien différentes, l’un consécutif à la lecture d’un essai de Philippe Sands sur la deuxième guerre mondiale, et l’autre à l’écoute d’un reportage d’Elise Andrieu dans les Pieds sur terre.

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      15. East West Street

      Le droit doit-il à quelque obscure ville
      d’Ukraine trois importants personnages ?
      Pour renforcer notre intérêt, fragile
      a priori, le narrateur s’engage
      par un tunnel creusé dans le langage
      vers son passé, le menant à Lemberg,
      dans la rue même où vécut son grand-père,
      et débouchant au lieu où se décide
      l’arbitrage entre crime [à Nuremberg]
      contre l’humanité et génocide.

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      16. Je n’ai pas appris

      À un moment, Jean-René anticipe
      la déception d’Huguette. Il lui révèle :
      « Tu serais mieux avec un autre type :
      Je ne sais ni lire ni écrire… » Elle :
      « Ça change rien ! Je te prends sous mon aile ! »
      (Ce sont ses mots). Je cours entre les gouttes
      de la pluie molle et (tous ceux qui écoutent
      les Pieds sur Terre ont la même émotion,
      sans doute) pleure à ces paroles toutes
      trempées d’amour gros d’émancipation.

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      28 janvier 2026

    • Deux articles

      Voici deux articles de critique tout récemment publiés, l’un sur un essai de Laure Michel, l’autre sur un poème de Dominique Quélen. Cliquez sur les titres pour accéder à l’article.

      • « Le régime littéral » (sur Fabula)

      Dans À la lettre, Laure Michel présente l’une après l’autre les poétiques d’Emmanuel Hocquard et de Jean-Marie Gleize, dans l’horizon de la définition d’un moment unique de la poésie française, défini par la « littéralité ». Mettant en évidence les enjeux communs, mais aussi les procédures singulières de chacun de ces projets d’écriture, elle propose de rattacher ce « moment » à la grande odyssée d’une poésie moderne caractérisée par sa force de rupture et sa puissance d’invention formelle. Ce qui nous permet de nous interroger, en passant, sur la puissante articulation du théorique et du pratique proposées par ces poétiques de la littéralité, par le fait moins « pauvres » ou « nues » qu’elles ne le prétendent.

      • « Le grand biniou du désespoir » (dans les Temps Qui Restent)

      Je m’attache essentiellement dans cet article à lire une seule prose de Dominique Quélen, tirée de Matière. Mon enquête débouche sur la question centrale de l’expérience de la poésie contemporaine : qu’est-ce que « comprendre » un poème ? Pour parvenir à cette compréhension, ne faut-il pas repasser par les opérations formelles accomplies par le poète, que le « contenu » du poème d’abord invisibilise ? La comparaison avec la musique est instructive : la mélodie paraphrasable émanant de l’orchestre est saisie différemment si l’on distingue le son singulier émis par chaque instrument…

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      25 janvier 2026

    • Catastrophes puissance 5

      Catastrophes est morte, vive Catastrophes. La fin de l’aventure qui paraît au Corridor bleu. Ci-dessus vous pouvez regarder la soirée de lancement à la Maison de la poésie (elle a eu lieu le 12 janvier ; avec des lectures de Julia Lepère, Louis Imbert, Sophie Martin, Guillaume Condello et moi-même), et ci-après lire deux formidables recensions :

      • de Marc Wetzel
      • de Clément Alfonsi

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      25 janvier 2026

    • Libres

      Le premier « cristazain » concerne le film récent de Jim Jarmusch, et le second un moment du concert récent de Vincent Peirani et son quintet à la Cigale.

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      13. Father Mother Sister Brother

      Comme le vieux clochardisé finance
      grâce à son fils ses transports infantiles,
      la vieille autrice explore la jouissance
      malgré coincées ses filles dans leurs styles
      (quant aux parents des jumeaux, où sont-ils ?)
      Libre d’emblée, se croit-on ! empêtré
      de conventions. Il s’est dû délivrer,
      l’ancien jadis éduqué à la trique —
      donc au vers libre, il faudra préférer
      le trimard libéré Tom Waits métrique.

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      14. Live Being IV

      Peirani dit : Clessidra signifie
      en italien « sablier », ajoutant
      qu’il doit son titre à cette pandémie
      qui a touché à notre sens du temps.
      Je ressens moins, pourtant, en l’écoutant
      improviser, de décélération
      dans la durée, que je n’ai l’impression
      que Parisien puise et pousse au soprane
      la vie dans notre sang, une potion
      puissante en perfusion vers les organes.

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      22 janvier 2026

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