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    • Léda et le cygne

      Une tentative de traduction du poème de W. B. Yeats :

      Leda and the Swan

      A sudden blow: the great wings beating still
      Above the staggering girl, her thighs caressed
      By the dark webs, her nape caught in his bill,
      He holds her helpless breast upon his breast.

      How can those terrified vague fingers push
      The feathered glory from her loosening thighs ?
      And how can body, laid in that white rush,
      But feel the strange heart beating where it lies ?

      A shudder in the loins engenders there
      The broken wall, the burning roof and tower
      And Agamemnon dead.
      ___________________Being so caught up,
      So mastered by the brute blood of the air,
      Did she put on his knowledge with his power
      Before the indifferent beak could let her drop?

      .

      .

      « Léda et le cygne » (traduction P. V.)

      Un coup soudain — quand battent les immenses ailes
      Sur Léda renversée — alors, ses cuisses sentent
      Des palmes, puis un bec pinçant sa nuque à elle :
      Il scelle à son poitrail sa poitrine impuissante.

      Comment ces pauvres doigts pourront chasser, des cuisses
      Faibles, la gloire à plumes, malgré leur terreur ?
      Comment le corps, que ces assauts blancs engourdissent,
      Pourra ne pas sentir battre affolé son cœur ?

      Un frisson dans les reins et voilà que s’engendrent
      Le mur cassé, la toiture et la tour en cendres,
      La mort d’Agamemnon.
      ______________________ Elle emportée, pauvresse
      Maîtrisée par ce sang brutal jailli du vent,
      A-t-elle obtenu son savoir en recevant
      Sa force — avant qu’indifférent le bec la laisse ?

      .

      .

      3 mars 2026

    • Birdsong rive gauche

      Birdsong, qui vient de percer sa coquille, poursuit son envol.

      J’aurai le plaisir de le présenter le mercredi 18 février à 19h, à la librairie Gallimard, 15 boulevard Raspail, 75007 Paris.

      En attendant, vous pouvez lire l’article récent de Clément Alfonsi

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      .

       

      12 février 2026

    • Birdsong en librairie

      Birdsong paraît aujourd’hui aux éditions Klincksieck dans la collection “De natura rerum” dirigée par Camille Pech de Laclause !

      C’est un récit, un essai, un poème, de la critique (de textes, de photos, de musique) et un journal, tout à tour et tout à la fois. L’intrigue de départ minuscule — comment le petit poète honorera-t-il la commande d’un festival ? — s’y abouche vite aux enjeux majuscules et collectifs — qu’est-ce qu’un oiseau, comment freiner la disparition de cette classe, la littérature peut-elle avoir le moindre rôle ? Avons-nous encore l’idée d’un paradis ?

      Et Charlie Parker, que nous dit son “Ornithology” ? Peut-on écrire une improvisation en duo avec le merle du jardin, pendant que la tondeuse du voisin assure la section rythmique ?

      Les magnifiques photos de Byung-Hun Min relancent l’écriture, jouant à la fois le rôle de clé et de mystère.

      Lancement le 11 février à 19:30 à la librairie Nordest, 34bis rue de Dunkerque, 75010 Paris.

      6 février 2026

    • Envol de Birdsong

      J’ai le plaisir de vous inviter au lancement de Birdsong (éditions Klincksieck, coll. « De natura rerum »), le 11 février à 19h30 à la librairie Nordest, 34bis rue de Dunkerque (75010).
      Enquête sur une classe d’animaux en danger et récit de la prise de contact concrète avec les merles et les hirondelles de la rue, Birdsong se présente comme le making-of d’une salve de poèmes. Le livre commence par prendre les oiseaux pour objets de savoir (Qui sont-ils ? Pourquoi les connaître ? Que signifierait les « connaître » ? Et comment les aimer sans les connaître ? Que nous disent-ils avec leur chant ? Que faire pour les protéger ?), avant de les traiter en partenaires de jazz dans l’improvisation collective de vivre.
      Avec un cahier photographique de l’artiste coréen Byung-Hun Min.

       

      3 février 2026

    • L’ingénieur ou la magie

      Deux « cristazains » qui, quoique sur des objets différents, s’intéressent à ce que l’art a, ou prétend avoir, de magique, depuis un point de vue de bricoleur ou d’ingénieur.

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      17. The Litai

      Disant debout face à l’audience assise
      The house of poetry was memory
      and the memory was full of curses,
      Alice incarne, ainsi qu’une pythie,
      une façon de vivre en poésie
      inaccessible aux factices moyens
      (mètre compté, rimes) de mes dizains :
      Alice guide, en bergère de l’être
      notre troupeau ; je filtre le bousin
      au barbelé des chiffres et des lettres.

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      18. M. C. Escher

      Exactement comme (dans la gravure)
      Ève et Adam contemplent en habit
      d’Ève les fruits juteux de la nature,
      les visiteurs face aux xylographies
      offrent un pôle à la métonymie :
      Escher nous fait — c’est là son génie — croire
      que son génie peut ignorer l’histoire
      pour situer ses charades optiques,
      en Léonard de Vinci dérisoire,
      par-delà l’œil de l’art, dans la logique.

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      .

      2 février 2026

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