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    • Rencontres à venir

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      • Le 12 juin à 18h30, à la Maison des Sciences de l’Homme (Paris, 54 Boulevard Raspail), pour un dialogue autour du numéro d’Europe n°1153, « William Carlos Williams / Yves di Manno » que j’ai eu le plaisir de diriger

       

      • Le 17 juin 2025 à 19h à la librairie Gallimard, boulevard Raspail, pour la parution de Po&sie n° 191-192 : « Météorologiques »

       

      • Le 21 juin au Marché de la poésie (place St-Sulpice). Je serai présent pour dédicace à 15h au stand 400 du Castor astral, à 16h au stand 203/205 d’Exopotamie et à 17h au stand 102 de Lurlure.

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      A bientôt !

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      3 juin 2025

    • Marigot 40

      Retrouver la page des « Marigots »

      Ce champ n’est pas un champ. Il n’a pas de clôture depuis les piquets de laquelle buses et autres vautours pourraient poser leur regard naïvement méchant sur nos silhouettes voûtées. Quiconque donc peut le traverser en ignorant qu’on y cultive ou ce qu’on y cultive. Ce doit être une jachère, commentent des voix sifflant dans les hauteurs quand nous sommes à genoux, grattant le sol à l’aide de petites cuillères au cul noirci. Ou un cimetière ? Un camarade dépressif lâche un cri de douleur. Deux épigones, ensorcelés par ces grimaces, en produisent des arrangements qui le transforment en mot d’ordre : et si des fillettes gloussent jouant à la marelle (ou à tout autre jeu) ils courent, ils hurlent et résolument les empêchent en leur jetant des mottes de terre. Je suis en train de fixer notre sol. En continuant de croire à ses secrets, à la vertu de la composition de poterie — cet objet rond et repoussant, en tous endroits, ceux qui le contemplent à égale distance du vide qu’il leur dérobe.

      1 juin 2025

    • Marigot 39

      Retrouver la page des « Marigots »

      La modernité disparue fut-elle un filtre, une perspective ? Les positions requalifiées, à quoi bon l’écriture, quel est le rôle de la critique ? Si tu ne perds pas ton temps sur les réseaux sociaux, au plus profond de la divagation sans queue ni tête que t’impose l’algorithme quand tu dévales surplace, tu seras opportunément confronté à l’enfer que les gens appellent poésie. Des mièvreries s’y formulent en vers de pieds irréguliers rattrapés par les chevilles. La jolie plume !, commenteront des pseudonymes aux traits tabassés par l’époque. La modernité fut une bulle. Éclatée par la honte, pulvérisée aux quatre coins désespérée face aux clameurs superposées, que peut opposer la critique à l’affirmation simple, quantitative, d’un goût construit par les souvenirs d’école ? Or sa souffrance silencieuse atteste son secret, son existence d’un étalon même s’il sanglote sur l’écran. Elle juge moins qu’elle ne pratique — l’intérêt du poème est l’effectif de son partage — l’amour sans le tapage.

      30 Mai 2025

    • Marigot 38

      Retrouver la page des « Marigots »

      Éveiller (pour leur infliger, subtilement, une déviation dite d’invention formelle) dans la mémoire de l’interlocuteur ces éclairs d’une culture qui le rassurent en le flattant, à la construction de laquelle vous contribuerez en prétendant la lacérer ; chercher moins que vous ne vous mettez en scène recherchant ; compter sur cette exposition pour acquérir l’aura du titre de chercheur. Parapher ce statut depuis lequel vous raconterez l’histoire de la culture jusqu’à… — Ou au contraire : juger que tout ce qui arrive eut lieu en forme dans des couleurs, et que tu aurais pu assister bouche bée à la composition mouvante du tableau multidimensionnel, simultané, de l’univers sans cadre. Savoir : Tu n’auras pas la création du monde à partir de l’élémentaire et en même temps cet aura singulier des singularités. Construire tes instruments pour retenir le moindre et le sauver. Noter réponse l’une après l’autre, puis avancer. Ne faire l’épreuve de ta propre trace que pour avoir investigué partout.

      27 Mai 2025

    • Trois articles de théorie

      Voici trois textes récemment publiés dans des revues en ligne « généralistes » :

      • « La littérature « après » le postmodernisme » dans AOC (revue fondée et dirigée par Sylvain Bourmeau), dans lequel j’essaie de comprendre où nous en sommes (si vous n’êtes pas abonnés, vous pouvez toutefois accéder gratuitement à tous les articles de la revue pendant 48h en inscrivant votre e-mail.)
      • « La transmutation réelle du fond de nos cœurs. Un autre rapport de la poésie à la psychanalyse », dans les Temps Qui Restent (revue montée il y a un an par le comité sortant des Temps modernes) est une présentation de M.E.R.E de Julien Boutonnier
      • « L’Enfant absolu » est une tentative, toujours dans les TQR (où je tiens une chronique intitulée « Poésie à problèmes »), de qualifier la différence poésie / philosophie, à partir d’une lecture de l’État d’enfance IV de Hervé Piekarski

      Bonne lecture !

      25 Mai 2025

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