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    • Marigot 50

      Retrouver la page des « Marigots »

      Faisons comme s’il y avait l’amour et nous le connaissions. Voici donc deux amants. Sociale, spatiale, la distance même qui les invite à découvrir ; ce qui les fait entendre et mésentendre, produit des crépitations structurelles qu’on est tenté de prendre au sérieux. L’esprit réagit à la vexation par l’insomnie, et ne trouve sa consolation que dans l’espoir, qu’elle transforme en moteur, que lettre couramment lui est écrite qui lui sera demain livrée, par où lui sera noir sur blanc révélée et signée la vérité. Ainsi demandent l’enfant et la métaphysique. Une blessure d’univocité. Que se passe-t-il dans ce tableau au mur ? De l’autre côté de la fenêtre ? Et dans un cœur ? La lumière fait-elle signe ? Il est un ordre du visible, un ordre du dicible tout aussi bien, mais tout est un peu flou. Le mariage des personnes requiert une vérité trempée dans le contrat ; l’amour lui, s’il existe, ne fructifie que dans les implicites. Tout l’art est de tenir cette condition distrayante et violente.

      [Illustration : Vermeer, Femme écrivant une lettre et sa servante, 1670-1672, Galerie Nationale d’Irlande]

      19 août 2025

    • L’événement du poème

      Le numéro 40 de l’excellente revue Elseneur (où j’avais publié l’un de mes premiers articles, « La Fabrique des vers », en 2012) vient de paraître. Son dossier s’intitule « Écrire l’événement » et on peut y lire, entre maintes contributions, mon article « L’événement du poème ». J’y présente dix thèses, qui concernent à la fois le concept d’événement (envisagé dans les angles morts de la philosophie de Wittgenstein), la nature du poème, et la manière dont celui-ci peut répondre à celui-là – étant entendu que l’événement est d’abord ce qui met en crise nos manières conventionnelles d’agir. Des commentaires accompagnent chacune des dix thèses.

      La revue est publiée sous deux formats : au format papier par les Presses Universitaires de Caen, et en ligne sur Open Edition.

      Cliquez pour lire l’article en ligne

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      25 juillet 2025

    • Des nouvelles des ŒL

      Petite revue de presse pour les Œuvres liquides :

      • Un entretien avec Grégory Rateau sur Zone Critique
      • La critique d’Alain Nicolas dans l’Humanité

      Il y aura aussi, prochainement, un article de François Bordes dans le numéro juillet d’Artpress… !

      20 juin 2025

    • Rencontres à venir

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      • Le 12 juin à 18h30, à la Maison des Sciences de l’Homme (Paris, 54 Boulevard Raspail), pour un dialogue autour du numéro d’Europe n°1153, « William Carlos Williams / Yves di Manno » que j’ai eu le plaisir de diriger

       

      • Le 17 juin 2025 à 19h à la librairie Gallimard, boulevard Raspail, pour la parution de Po&sie n° 191-192 : « Météorologiques »

       

      • Le 21 juin au Marché de la poésie (place St-Sulpice). Je serai présent pour dédicace à 15h au stand 400 du Castor astral, à 16h au stand 203/205 d’Exopotamie et à 17h au stand 102 de Lurlure.

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      A bientôt !

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      3 juin 2025

    • Marigot 40

      Retrouver la page des « Marigots »

      Ce champ n’est pas un champ. Il n’a pas de clôture depuis les piquets de laquelle buses et autres vautours pourraient poser leur regard naïvement méchant sur nos silhouettes voûtées. Quiconque donc peut le traverser en ignorant qu’on y cultive ou ce qu’on y cultive. Ce doit être une jachère, commentent des voix sifflant dans les hauteurs quand nous sommes à genoux, grattant le sol à l’aide de petites cuillères au cul noirci. Ou un cimetière ? Un camarade dépressif lâche un cri de douleur. Deux épigones, ensorcelés par ces grimaces, en produisent des arrangements qui le transforment en mot d’ordre : et si des fillettes gloussent jouant à la marelle (ou à tout autre jeu) ils courent, ils hurlent et résolument les empêchent en leur jetant des mottes de terre. Je suis en train de fixer notre sol. En continuant de croire à ses secrets, à la vertu de la composition de poterie — cet objet rond et repoussant, en tous endroits, ceux qui le contemplent à égale distance du vide qu’il leur dérobe.

      1 juin 2025

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