On Freedom

J’écoute pour me divertir de la station
d’épuration un speech en podcast de Snyder
sur la liberté comme un trousseau de pouvoirs
garanti par l’État à l’être vulnérable
et non le simple fait de n’être pas contraint —
contre l’idéologie « libérale », en somme ;
il en déduit l’absurdité à opposer
individu et société ; pourtant face au soleil
rasant, sur le sentier dont le givre craquelle
à chaque foulée, seul, je sens qu’outre le corps
fragile et la tribu qui le soutient, existe
une phrase qui perce au bord — et la question
reste béante des rapports du politique
à ce poème — émancipé — de l’eau à l’aube.

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Réponse

  1. Avatar de Patrick Guillot
    Patrick Guillot

    J’apprécie de plus en plus ces courts poèmes, et chacun pour lui-même, et pour la façon dont tous se répondent dans leur succession – que je suppose (leur succession) assez aléatoire ? Mais, ils ne suivent les accidents de l’existence qu’en surface, je crois. Il me semble qu’ils sont conduits avant tout par… par quoi, par qui ? Par un poète. C’est-à-dire (me voilà sommé de décréter une essence du poétique !), par une attention à entendre le symbolique dans la sensation concrète, et à éprouver – du même coup – ce qu’une représentation symbolique peut avoir de goût sous la langue, d’odeur prenante ou évanescente, de sonorités et de lumières colorées…

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