La ville est immense (on marcherait des jours, des semaines avant d’en voir le bout, et même…) et pourtant : en dehors de l’environ des gares, où poussent des colonies de gratte-ciel maquillés au néon, Tokyo ne semble être qu’une somme de villages, quartiers tranquilles ne communiquant pour ainsi dire pas les uns avec les autres, traversés de rues qui ne sont que des ruelles et au bord desquelles se serrent, juste posées sur les trottoirs, des maisonnettes de papier gris. On s’y déplace à pieds, à vélo : sous la transhumance des nuages tranquilles, les voitures sont rares – et la nuit tombe soudain, comme un pot d’encre renversé.
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