Aller au contenu principal
Pierre Vinclair – l'atelier en ligne
  • À propos
  • Textes en ligne
  • Livres publiés
  • Vidéo & audio
  • Sur mon travail
  • Revue Catastrophes
  • Contact
  • English

    • À très bientôt !

      Chères amies, chers amis,

      Le tome 5 et ultime de la version papier de Catastrophes, « La Fin de l’aventure », est paru. Vous pouvez le commander directement sur le site du Corridor bleu ou en librairie.

      Quatre auteurs de Catastrophes, en l’occurrence Julia Lepère, Xavier Makowski, Bertrand Gaydon et moi-même, présenterons des livres publiés dans la Collection S!NG (qui édite aussi Catastrophes papier) du Corridor bleu, le samedi 10 janvier à 15h à la Lucarne des écrivains, 115 rue de l’Ourcq, Paris 19.

      Quant au lancement à proprement parler de Catastrophes 5. « La fin de l’aventure », il aura lieu à la Maison de la poésie de Paris, lundi 12 janvier à 19h, avec des lectures de Sophie Martin, Louis Imbert, Julia Lepère, Guillaume Condello et moi-même. Nous vous encourageons à réserver ici.

      Venez nombreuses et -breux, car ce sera alors vraiment la fin de l’aventure.

      5 janvier 2026

    • Deux cristazains

      L’année dernière, j’ai composé beaucoup de « marigots ». Coup sur coup, je viens d’écrire deux « cristazains », qui m’amusent bien surtout parce que (outre qu’ils archivent les « expériences culturelles », leur titre reprenant celui du film, de l’exposition ou du livre dont ils proposent une critique sommaire) s’y superposent des règles de prosodie très-claires (du lisible) et de la syntaxe un peu aventureuse (de l’insynthétisable). Les voici :

      .

      1. Soundtrack to a Coup d’Etat

      Abbey Lincoln et Maya Angelou
      Font irruption dans les Nations Unies —
      Les USA, Lumumba mis au trou,
      Au nom piteux de la démocratie
      Ont saccagé le Congo asservi —
      Khrouchtchev, héros ? Je sors du film sonné,
      L’esprit hurlant et l’oreille énervée :
      La liberté défie la politique
      Dans la souffrance à l’anche qui souffle et
      La poésie moins bien que la musique.

      .

      2. Gerhard Richter

      Étant donné que les formes existent,
      Que les contours dans la réalité
      Font du miroir « le meilleur des artistes »
      Et de l’ennui une virtuosité,
      Nous sommes pris par la perplexité —
      Comme si l’art, dont l’énigme perdure,
      Se réduisait (à coup de « dépeintures »
      Tournant le dos au sens de la trouvaille)
      Au copyright de sa caricature —
      L’insignifiant qui ne dit rien qui vaille.

      .

      .

       

      3 janvier 2026

    • On Freedom

      J’écoute pour me divertir de la station
      d’épuration un speech en podcast de Snyder
      sur la liberté comme un trousseau de pouvoirs
      garanti par l’État à l’être vulnérable
      et non le simple fait de n’être pas contraint —
      contre l’idéologie « libérale », en somme ;
      il en déduit l’absurdité à opposer
      individu et société ; pourtant face au soleil
      rasant, sur le sentier dont le givre craquelle
      à chaque foulée, seul, je sens qu’outre le corps
      fragile et la tribu qui le soutient, existe
      une phrase qui perce au bord — et la question
      reste béante des rapports du politique
      à ce poème — émancipé — de l’eau à l’aube.

      27 décembre 2025

    • L’esprit de Noël

      Dans la campagne (encerclant York comme un premier
      intervalle incertain de décompensation
      autour du centre-ville insolent de chaleur,
      matérialisant miraculeusement
      le rêve de confort d’une classe acceptant
      l’univers hors les murs à feu et à sang, contre
      le cosmos fortifié d’une cité ancienne —
      le chaos est la rançon de la cathédrale,
      carillonnant comme une folle à mon retour
      de footing, où je croise un tas d’Anglais parfaits,
      femme le carré blond, homme à tête de Ted
      Hughes) plate, humide et grise, où les « pas canadiens »
      empêchant les troupeaux de sortir de leur champ
      dessinent sur le sol un beau double-sonnet,

      les pylônes déploient leurs toiles électriques
      comme des araignées résignées ; tristement,
      on ne croise au matin que des propriétaires
      de chien et des coureurs, parfois en train d’écrire
      sur leur portable (honte !) en même temps qu’ils courent.
      Au bord de l’eau, créant un contraste méchant
      sur l’herbe vert fluo grisée par la rosée,
      une toile de tente au rouge Santa Claus.
      Un seul pauvre, l’unique infortunée du monde
      ne suffit-elle pas à rendre insupportable
      la joie du joyeux qui cuve un vin de Noël —
      et réclame que râle la voix irritante
      irritée (tel mon nez, au moment où je longe
      une station d’épuration) d’une critique ?

      25 décembre 2025

    • Anarchy in the UK

      Dans le vent de l’accent scouse, des cheveux blonds
      tout lisses, remués par les chaises volantes
      de la fête foraine où nous vaguons — larguant
      sur le bronze des quatre garçons dans le vent
      leur fiente terroriste, les mouettes rieuses
      pleurent au-dessus de Liverpool et pleuraient
      déjà quand les bateaux partaient au matin vers
      l’Ile de Man, l’Irlande du Nord, la Norvège,
      l’Amérique. Le soir, le rock’n roll malade
      des guitares s’échappe à chaque coin de rue
      de pubs de brique sombre éclairée au néon
      pour recouvrir leur cri goguenard d’albatros
      minable et au réveil je les entends, je cours
      les rejoindre le long de la Mersey River.

      23 décembre 2025

    Page Précédente Page Suivante

    Propulsé par WordPress.com.

    Chargement des commentaires…

      • S'abonner Abonné
        • Pierre Vinclair - l'atelier en ligne
        • Rejoignez 235 autres abonnés
        • Vous disposez déjà dʼun compte WordPress ? Connectez-vous maintenant.
        • Pierre Vinclair - l'atelier en ligne
        • S'abonner Abonné
        • S’inscrire
        • Connexion
        • Signaler ce contenu
        • Voir le site dans le Lecteur
        • Gérer les abonnements
        • Réduire cette barre