Voici deux articles de critique tout récemment publiés, l’un sur un essai de Laure Michel, l’autre sur un poème de Dominique Quélen. Cliquez sur les titres pour accéder à l’article.
- « Le régime littéral » (sur Fabula)
Dans À la lettre, Laure Michel présente l’une après l’autre les poétiques d’Emmanuel Hocquard et de Jean-Marie Gleize, dans l’horizon de la définition d’un moment unique de la poésie française, défini par la « littéralité ». Mettant en évidence les enjeux communs, mais aussi les procédures singulières de chacun de ces projets d’écriture, elle propose de rattacher ce « moment » à la grande odyssée d’une poésie moderne caractérisée par sa force de rupture et sa puissance d’invention formelle. Ce qui nous permet de nous interroger, en passant, sur la puissante articulation du théorique et du pratique proposées par ces poétiques de la littéralité, par le fait moins « pauvres » ou « nues » qu’elles ne le prétendent.
- « Le grand biniou du désespoir » (dans les Temps Qui Restent)
Je m’attache essentiellement dans cet article à lire une seule prose de Dominique Quélen, tirée de Matière. Mon enquête débouche sur la question centrale de l’expérience de la poésie contemporaine : qu’est-ce que « comprendre » un poème ? Pour parvenir à cette compréhension, ne faut-il pas repasser par les opérations formelles accomplies par le poète, que le « contenu » du poème d’abord invisibilise ? La comparaison avec la musique est instructive : la mélodie paraphrasable émanant de l’orchestre est saisie différemment si l’on distingue le son singulier émis par chaque instrument…
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