Au milieu du chemin le chemin disparaît ;
on a pu soutenir, enhardi par des livres,
de vaines positions sur l’anarchie cosmique
ou la défiance à rendre aux institutions,
le vent fouette en effet dans le désert la piste
et le sable aveuglant fait s’envoler des grains
absurdes, identiques, incommensurables —
à faire évanouir tout mirage d’un ordre ;
ces livres qu’on suçait pour se lustrer le buste,
ou s’égayer du monde amorti qui les vend,
retrouvent au-dessus de l’océan des pierres
la profondeur du ciel clément : Ulysse, suis
ces étoiles fixées par des révolutions
bizarres, pour briller libre dans le chaos.
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