La revue de théorie littéraire Fixxion consacre son numéro 14 à la question de l’épique dans les romans de ces trente dernières années. Au milieu d’articles se penchant sur le cas des littératures africaines, des romans de Patrick Deville, de Maylis de Kérangal ou de Mathias Énard, on pourra lire ma modeste contribution. J’y argumente l’idée, un peu saugrenue a priori peut-être, que l’on peut lire le cycle récent des livres d’Emmanuel Carrère comme une épopée. Contre une approche taxinomique du genre littéraire (une épopée serait un texte possédant certains traits caractéristiques), je montre que le texte s’y constitue comme un effort pour déterminer la valeur politique de l’amour après l’échec des deux promesses chrétienne et soviétique : c’est par ici.
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